
© Ministry of Culture and Tourism of the People's Republic of China, 2023
Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel tiendra sa 21e session du 30 novembre au 5 décembre 2026 à Xiamen (Chine). Il examinera les candidatures de 64 éléments soumis par 82 pays. Parmi celles-ci, 18 ont été soumises conjointement par plusieurs pays, soit deux fois plus que l'an dernier, ce qui témoigne d'un engagement croissant en faveur de la sauvegarde du patrimoine vivant partagé au-delà des frontières et du renforcement des liens entre les communautés. Parmi les candidatures examinées figurent également de potentielles premières inscriptions pour quatre pays africains ainsi qu'une proposition soumise par un petit État insulaire en développement (PEID).
Qu'est-ce que le patrimoine culturel immatériel et pourquoi est-il important aujourd'hui ?
Le patrimoine culturel immatériel désigne les pratiques, les représentations, les connaissances et les savoir-faire que les communautés reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel commun. Ces traditions vivantes, qui englobent les expressions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et les événements festifs, se transmettent de génération en génération et évoluent au fil du temps en fonction des changements du contexte social. À une époque où les évolutions technologiques et les transformations sociales redessinent les sociétés, le patrimoine culturel immatériel aide les communautés à préserver leur identité et leur sentiment d'appartenance, renforce la cohésion sociale et favorise le respect de la diversité culturelle ainsi que le dialogue.
Session du Comité de 2026
Au cours de sa 21e session, le Comité examinera 64 candidatures soumises par 82 pays du monde entier. Cette session sera placée sous le thème général du « bien-être harmonieux », qui met en avant le rôle du patrimoine culturel immatériel en tant que moteur de la qualité de vie, englobant la santé physique et mentale ainsi que des relations équilibrées avec l'environnement naturel.
Cette session met également en lumière d'importantes tendances en matière de reconnaissance et de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à l'échelle mondiale :
- Des avancées significatives en Afrique, reflétant les efforts soutenus des États parties africains et l'engagement mondial plus large en faveur de la sauvegarde du patrimoine vivant. Quatre pays africains pourraient voir leur premier élément inscrit : l'Eswatini, le Lesotho, le Soudan du Sud et la République-Unie de Tanzanie.
- Une coopération internationale croissante : le Comité examinera 18 candidatures multinationales, y compris des demandes d'extension, soit deux fois plus qu'en 2025. Cette augmentation illustre la coopération grandissante entre les pays pour sauvegarder le patrimoine vivant partagé au-delà des frontières.
- La priorité accordée aux petits États insulaires en développement (PEID) : le Comité examinera une candidature de la Barbade, soulignant ainsi l'importance donnée par l'UNESCO à ce groupe prioritaire.
Conformément au calendrier provisoire, du 1er au 3 décembre, le Comité examinera :
- 59 dossiers de candidature pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité (dont 5 demandes d'extension concernant des éléments déjà inscrits, visant à inclure des pays supplémentaires ou des communautés au sein d'un même pays) ;
- Quatre dossiers de candidature pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente ;
- Une demande de transfert d'un élément inscrit de la Liste de sauvegarde urgente vers la Liste représentative, démontrant les résultats positifs obtenus grâce aux efforts de sauvegarde.
Quelques exemples d'éléments du patrimoine culturel immatériel proposés pour inscription (la liste complète des dossiers de candidature est disponible ici) :
- La cuisine chinoise : connaissances et pratiques du peuple chinois en matière de préparation et de dégustation des aliments, cet élément englobe la sélection, la transformation, l'association et la cuisson des ingrédients, ainsi que la dégustation et le partage des repas ;
- La fabrication traditionnelle du feutre en Azerbaïdjan, en République islamique d'Iran, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Mongolie, au Tadjikistan, en Türkiye et en Ouzbékistan, qui consiste à produire, grâce aux efforts collectifs des femmes, des hommes et des enfants, un matériau dense et non tissé à partir de laine, utilisé pour la fabrication de tapis, de tapis de prière, de revêtements de yourtes, de vêtements et d'accessoires ;
- Le tennis sur route, un sport traditionnel à la Barbade, est apparu au début du XXe siècle en réaction à l'exclusion sociale pratiquée par les clubs de tennis sur gazon, rendant ainsi ce sport accessible à des personnes de tous âges et de tous horizons ;
- Les connaissances, les techniques artisanales et le savoir-faire liés à la fabrication du chapeau basotho / Moliea-Nyeoe au Lesotho : ce chapeau de forme conique est principalement tissé à partir d'une herbe appelée moseea ;
- Les célébrations de la Sainte-Barbe et les traditions minières en Pologne, en Autriche et au Luxembourg, qui rassemblent les mineurs, leurs familles et leurs communautés autour de la musique, de la danse, de repas partagés et de rituels rendant hommage aux mineurs décédés ;
- La jota, un genre musical et de danse traditionnel en Espagne, dont l'origine remonte au XVIIIe siècle, se caractérise par un rythme ternaire clairement reconnaissable et fait appel à des guitares, des castagnettes, des dulzainas et d'autres instruments.
Source : www.unesco.org