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L'UNESCO forge des cadres réglementaires plus solides pour les industries culturelles et créatives à travers l'apprentissage entre pairs
2026-09-28 ICCSD

Huit pays partenaires ont bénéficié de sessions d'apprentissage entre pairs financées par l'UE pour l'élaboration de cadres réglementaires nationaux favorables au développement des industries culturelles et créatives.

Session d'apprentissage entre pairs de la République dominicaine en Colombie
UNESCO

Rechercher des solutions concrètes aux défis communs

Le programme UNESCO-UE a permis les échanges entre pairs de huit pays partenaires : Bélize, la Côte d'Ivoire, Djibouti, la République dominicaine, la Jordanie, le Nigéria et le Rwanda. Trente-trois participants se sont rendus dans un autre pays afin de tirer des enseignements d'expériences concrètes menées dans divers contextes nationaux et régionaux et d'adapter les approches pertinentes à leurs propres priorités politiques.

Le Belize a mené une mission d'apprentissage entre pairs à Trinité-et-Tobago. L'Institut des arts créatifs (ICA), qui travaille à l'élaboration d'une stratégie nationale en matière d'industries culturelles et créatives, a rencontré des représentants du gouvernement, des organisations culturelles et des entreprises créatives afin d'examiner comment Trinité-et-Tobago soutient le développement de ses secteurs culturels et créatifs.

Cette mission a permis d'acquérir des connaissances concrètes sur plusieurs domaines prioritaires identifiés dans le cadre de l'élaboration de la future stratégie et du futur plan d'action du Belize en matière d'industries culturelles et créatives, notamment les festivals, le tourisme culturel et l'entrepreneuriat culturel. Au-delà de l'échange de connaissances, cette mission a également été l'occasion de renforcer les liens régionaux et d'explorer des pistes de coopération à long terme entre les acteurs du secteur culturel.

"L'échange entre pairs à Trinité-et-Tobago a été pour nous une expérience extrêmement enrichissante. Cela nous a donné l'occasion de nous asseoir à la même table que des acteurs du secteur culturel et créatif, tant du secteur public que privé, et d'avoir des discussions très ouvertes et constructives sur ce qui fonctionne, sur ce qu'ils ont appris, et même sur certains des défis que nous partageons. Alors que nous élaborons la stratégie nationale et la feuille de route du Belize pour le secteur culturel et créatif, ce type d'échange est inestimable."

Kim Vasquez

Directrice de l'Institut des arts créatifs (ICA)

Pour Djibouti, le Maroc a apporté des éclairages sur les industries culturelles et créatives (ICC), l'entrepreneuriat culturel et les mécanismes d'incubation, qui s'avèrent précieux pour l'élaboration de la toute première stratégie nationale en matière d'ICC.

Cette mission est venue compléter un autre échange organisé en Tunisie, où l'Agence nationale pour la promotion de la culture (ANCP) de Djibouti a exploré d'autres priorités de la stratégie pour ses ICC, notamment les modèles de gouvernance, les mécanismes de coordination entre les parties prenantes et l'accès aux marchés internationaux.

Session d'apprentissage entre pairs de Djibouti en Tunisie

UNESCO

"Investir dans la culture, c'est investir dans l'innovation, l'emploi, la cohésion sociale et le développement durable. Cela rapproche les gens, renforce la paix et reconnaît la créativité comme une ressource inépuisable qui enrichit les sociétés."

Dr Fatouma Mahmoud

chercheure au Centre d'étude et de recherche de Djibouti (CERD)

De même, les échanges entre pairs avec la Namibie et les Pays-Bas ont apporté au ministère fédéral des Arts, de la Culture, du Tourisme et de l'Économie créative du Nigéria des perspectives complémentaires sur la gouvernance culturelle, les dispositifs institutionnels, les mécanismes de financement et leur mise en œuvre. Ces enseignements ont été intégrés dans la stratégie des industries culturelles et créatives (ICC), présentée officiellement en juin 2026.

De l'expérience internationale à la politique nationale

Le soutien de l'UNESCO a permis aux pays de répondre à des priorités législatives et politiques spécifiques.

Pour la Côte d'Ivoire, l'échange s'est concentré sur l'industrie musicale marocaine, apportant des enseignements précieux sur la gestion des droits d'auteur, les systèmes de perception des recettes et les mécanismes de soutien public. L'exemple du Maroc a directement nourri les travaux en cours en Côte d'Ivoire visant à élaborer une loi pour le secteur musical, tout en identifiant des domaines potentiels de coopération à plus long terme avec le Maroc.

Session d'apprentissage entre pairs de la République dominicaine en Uruguay

UNESCO

Dans le cadre de ses efforts visant à renforcer la protection sociale des artistes, la République dominicaine s'est inspirée de l'Uruguay et la Colombie. La délégation a examiné le fonctionnement du ministère de la Culture et de la Caisse de sécurité sociale en Uruguay, tandis que les discussions avec le ministère de la Culture colombien ont permis de mieux comprendre l'approche de ce pays en matière de protection sociale des artistes.

Adapter les modèles institutionnels aux contextes nationaux

Le Rwanda, travaille à la révision la structure du Conseil des arts du Rwanda (RAC). Dans le cadre de ce processus, une délégation rwandaise s'est rendue au Zimbabwe, où elle a rencontré le Conseil national des arts du Zimbabwe (NACZ).

Bien qu'évoluant dans un contexte national différent, le NACZ constitue une référence institutionnelle pertinente pour le processus de réforme en cours au Rwanda. Cette mission a permis à la délégation d'examiner la gouvernance, le mandat et le fonctionnement quotidien du Conseil, et d'appliquer des enseignements susceptibles d'éclairer la future structure et le fonctionnement du RAC.

Session d'apprentissage entre pairs du Rwanda au Zimbabwe

UNESCO

"Les échanges entre pairs du Programme UNESCO-UE ont fourni des orientations précieuses pour la transformation institutionnelle du Conseil des arts du Rwanda. Les enseignements tirés en matière de gouvernance, d'enregistrement des artistes, de prestation décentralisée des services, de participation des parties prenantes, de normes relatives aux festivals, de gestion des données culturelles et de modèles économiques durables dans le secteur des arts serviront directement de base à la mise en œuvre du projet. Notre priorité est de traduire ces enseignements en améliorations mesurables en termes de développement professionnel des artistes, d'inclusion et d'accès au marché."

Mme Alice Kamasoni

Responsable par intérim de la Direction de la promotion des arts /ministère de la Jeunesse et des Arts du Rwanda

Transformer l'échange de connaissances en actions politiques

À travers ces expériences, l'apprentissage entre pairs démontre qu'il va bien au-delà d'un simple échange. En mettant en relation des décideurs politiques, des institutions culturelles et des professionnels avec des homologues confrontés à des défis politiques similaires, le programme UNESCO-UE crée des opportunités pour traduire les connaissances en actions politiques concrètes qui répondent aux priorités nationales.

Cette approche permet aux pays partenaires d'identifier des pratiques pertinentes, d'évaluer leur applicabilité à leur propre contexte national et d'intégrer les enseignements tirés dans les processus politiques et réglementaires en cours. Elle contribue également à renforcer la coopération Sud-Sud et régionale en établissant des liens et des partenariats susceptibles de continuer à soutenir le partage des connaissances et l'élaboration des politiques.

Source : www.unesco.org

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