« Fragile mais essentiel, le patrimoine vivant demeure un pilier de la diversité culturelle dans un monde parfois fragmenté et divisé. Vivant, créatif et porté par les communautés, il nous rappelle ce qui nous unit. Préservons l'espoir qui nous rassemble : partager les savoirs, renforcer nos liens et bâtir des ponts au-delà des frontières. »
---Khaled El-Enany, Directeur général de l'UNESCO
12 décembre 2025 - Dernière mise à jour15 décembre 2025
Le Comité intergouvernemental de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni à New Delhi (Inde) du 8 au 13 décembre, a examiné 67 éléments proposés pour inscription sur les Listes du patrimoine culturel immatériel, à l'initiative de 77 pays.
Au cours de cette semaine, les 24 États membres du Comité ont examiné 67 éléments du patrimoine vivant, dont :
· 11 éléments inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente ;
· 53 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité ;
· 1 programme inscrit au Registre de bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
En outre, en raison de l'impact positif des mesures de sauvegarde prises depuis leur inscription, 2 éléments ont été transférés de la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente vers la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, et leurs programmes de sauvegarde correspondants ont été ajoutés au Registre de bonnes pratiques.
Avec ces nouvelles inscriptions, ce sont désormais 849 pratiques culturelles réparties dans 157 pays qui figurent sur les Listes du patrimoine vivant de l'UNESCO.
Photo :Xinhuanet
Un engagement accru des États envers le patrimoine vivant
Avec plus de 1 400 participants, cette session du Comité, qui enregistre la plus grande participation à ce jour, témoigne de l'importance croissante accordée au patrimoine culturel immatériel.
Parmi les éléments présentés cette année, 9 inscriptions multinationales ont été soumises par 28 pays. La session 2025 a également marqué la première inscription pour 7 pays : la Barbade, les Comores, El Salvador, le Gabon, la Libye, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.
Ces inscriptions témoignent du rôle croissant de la Convention dans le renforcement du dialogue et de la coopération entre États, ainsi que de leur volonté commune de promouvoir la sauvegarde du patrimoine vivant.
L'engagement continu de l'Afrique s'est confirmé lors de cette session avec l'inscription de 9 éléments portés par 13 pays.
Le patrimoine culturel immatériel, source de moyens de subsistance durables
Un thème clé se dégage des candidatures examinées lors de la session 2025 du Comité intergouvernemental : il s'agit de la « pratique manuelle » mettant en lumière les savoir-faire traditionnels. Des éléments tels que les instruments de musique, l'artisanat, les traditions culinaires et les arts du spectacle, fondés sur des gestes précis, des savoirs techniques transmis de génération en génération et des valeurs culturelles profondément ancrées, incarnent bien plus que des techniques artisanales.
Pour certaines communautés, ils constituent des moyens de subsistance durables. Ils démontrent de façon déterminante que le patrimoine culturel immatériel ne relève pas uniquement d'une transmission symbolique, mais constitue également une source de revenus pour ses détenteurs, conformément à l'initiative thématique dédiée aux dimensions économiques de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
La prochaine session du Comité aura lieu en décembre 2026 à Xiamen, en Chine.
Source : UNESCO